Reconversion

L’échec, une étape nécessaire ?

L’échec. Existe-t-il vraiment ? J’ai envie de répondre « oui » en complétant « juste un temps ». Un évènement auquel j’associe ce mot, peut rapidement être rebaptisé « tremplin », « coup de pied au derrière », ou encore « remise en questions ». Bien que sur le moment, cet « échec » fasse mal, au fil du temps, je préfère le voir comme une seconde chance. J’y crois dur comme fer. Rien n’arrive vraiment par hasard. Si cela ne se passe pas comme je l’avais imaginé, c’est qu’il m’est nécessaire de prendre un autre chemin. Parfois seulement un temps, pour mieux bifurquer à nouveau vers mon rêve. Ma résilience est une force, à laquelle je m’accroche.

 

Mon échec

 

Lors de ma dernière séance, ma Gestalt thérapeute me demande : « que retiens-tu aujourd’hui de ton ajournement ? ». C’était en juin 2017. Je recevais un mail m’annonçant que ma candidature pour entrer en 2nd cycle de formation Gestalt était refusée. Enfin tout du moins ajournée. Les larmes ont coulé. Un vrai choc. Une énorme déception. Les choses ne se passaient pas comme prévu. Une année de perdu. Tout ce que j’avais imaginé, projeté, s’arrêtait là, net. Et en attendant, qu’allais-je faire ?

 

J’ai pleuré cet échec quelque temps. En ai voulu à l’école, à mon ancienne formatrice aussi. Je ne comprenais pas – et je dois l’avouer, je n’ai toujours pas compris – pourquoi, pour moi, ça ne passait pas ? Comment ont-ils pu me faire ça ? Qu’ai-je râté ? A côté de quoi, suis-je passée ? Je me suis fais des noeuds à la tête. Mes amis, ma famille, mon conjoint, ont écouté mon désarroi. Ils ont tout fait pour me remonter le moral. Et puis j’ai décidé de me regarder moi, dans un miroir. Je me suis dit qu’il fallait que je change. J’ai choisi de me dire que si cette décision avait été prise, c’est que, peut-être, mon comportement n’était pas le bon. Et j’ai relevé le menton…

 

Un échec est un succès si on en retient quelque chose. - Malcolm Forbes. Cliquez pour tweeter

 

Que pouvais-je apprendre ?

 

Si ils ne m’avaient pas acceptée, c’est qu’ils ne me pensaient pas à même d’y arriver. Mais leurs avais-je montré ? Voilà ma question. Et si j’arrêtais de me cacher. Une nouvelle décision. J’ai préféré me servir de cet échec, comme d’une motivation. Une raison pour faire différemment, pour m’affirmer toute entière. Ils allaient voir ce que j’étais capable de faire ! J’ai choisi de reprendre le travail sur moi en groupe. De suivre un nouveau bilan de compétences avec un coach pour confirmer mes ambitions. Je n’ai rien lâché. J’ai tenté. Pour au final, y arriver.

 

Avec le recul, je sais que cet ajournement a joué un rôle de déclic. Il m’a fait me dire « Emeline, ça a assez duré. Et si tu sortais de ton rôle de victime ? ». Je n’avais finalement plus grand chose à perdre. Alors je me suis lancée : l’écriture d’un livre, les enquêtes métier auprès de coachs, pour déboucher sur la formation de coaching. Je suis rentrée en mouvement pour leurs prouver – enfin à moi la première – que je pouvais réussir. J’ai passé suffisamment d’années à croire que je ne pouvais rien faire. Que mes angoisses et mes tremblements m’empêchaient de faire ce qui me tenait à coeur. C’était fini. Cet échec m’a finalement réveillée. Il m’a fait me dire que même si j’échouais à nouveau, je serai en mesure de me relever. Ce n’était pas la fin, mais bien le début d’une nouvelle vie.

 

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22 thoughts on “L’échec, une étape nécessaire ?

    1. Oui complètement ! Je crois que c’est que j’ai du mal encore à me dire que d’autres échecs m’attendent bien que ce soit une évidence Disons qu’ils feront peut être pas tous aussi mal… 😉 Belle journée miss !

  1. C’est bien à ça que servent nos échecs, à rebondir de plus belle pour aller encore plus loin avec fierté. Quand on se repasse le film d’où l’on vient, le bilan des obstacles traversés, des blessures…. de ces moments resteront, OUI la fierté d’avoir su reprendre les commandes de sa vie.
    Je me souviens de cette grande claque que je me suis prise quand mon prof de CM2 m’avait annoncé mon redoublement…ça remonte à bien fort longtemps…..mais ça été pour moi mon 1er échec ….j’ai pleuré….me suis questionnée…j’en ai voulu à mon instit. Et puis je me suis ressaisie, et me suis rendu à l’évidence, c’était de ma faute et il tenait qu’à moi de changer la donne…j’ai fait derrière un super CM2. Nous étions 3 redoublant et nous nous mettions au défi d’être parmi les 3 premiers de la classe, c’était à celui qui obtiendrai la meilleur note. Après ce redoublement, j’ai fait de mon mieux et plus jamais je n’ai redoublé, ma première grande victoire …et plus tard un bac avec mention ….puis mon BTS….un parcours sans faute….quand je raconte cette histoire, alors ressurgi systhematiquement en moi cette fierté d’avoir repris toute seule comme une grande, mes petites Rennes de l’époque….

    Je ne peux qu’être d’accord avec tout ce que tu dis comme à chaque fois d’ailleurs…Je t’encourage à poursuivre cette belle aventure dont tu sortiras que plus forte, diplômée et très fière …. et alors les écorchures et cicatrices du passé quelles quels soient seront celles que tu porteras avec honneur & dignité, tels des trophées gagnés lors de combat, ton combat…tes défis !
    Au plaisir de lire tes prochains pas …de géant !
    Belles bises à toi très chère Emelie

    1. Merci Adélaïde ! Pour ton partage et tes encouragements. Bravo a toi aussi pour cette persévérance et ta résilience Bon chemin a toi et au plaisir de te lire Bises

  2. Je pense qu’un échec nous donne envie de nous battre, un échec nous apprend bien des leçons, un échec est nécessaire à notre équilibre et nous oblige à l’humilité. Perso, je crois que l’échec est nécessaire !

  3. Je n’apprécie par vraiment le terme « échec » car comme tu le dis chaque chose qui ne fonctionne pas, ne va pas dans le sens que nous nous étions fixé est en fin de compte un excellent tremplin pour autre chose.
    Les « échecs » nous invitent à prendre du recul, à voir les choses sous un autre angle, à travailler sur nous-mêmes. C’est source d’enrichissement.
    Merci encore pour ce partage intéressant Emeline

    1. Oui moi non plus je n’aime pas ce mot J’ai d’ailleurs failli intitulé cet article « Je n’aime pas le mot échec », c’est drôle 😉 Oui on apprend toujours de ce que l’on ne réussi pas Belle journée Marie <3

  4. J’ai fait face à un échec récemment (si ça t’intéresse je te conseilles mon article sur le sujet) et ça a vraiment tout changé dans ma vie ! Pendant des années j’ai eu des soucis avec l’école, j’ai dû abandonner un an avant d’avoir le BAC à cause de problèmes de santé psychologiques graves. J’ai vu ça comme un échec, je me suis sentie nulle, je ne savais plus quoi faire de ma vie, c’était vraiment une étape très difficile ! Mais au bout d’un an j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai lancé mon commerce en ligne alors que j’avais seulement 20 ans. Après avoir passée un an à le gérer, à tout faire pour qu’il fonctionne, à tout donner pour réussir, j’ai pris conscience d’une certaine manière que ça me correspondait pas et j’ai dû revendre mon commerce. J’ai encore vu ça comme un échec et je me suis sentie nulle encore une fois ! Mais là, j’ai découvert ma voix ailleurs, ma vie est encore meilleure et je me sens encore plus épanouie 🙂 Je pense que c’était un passage obligatoire pour pouvoir apprendre de cet échec et commencer un nouveau chapitre 🙂 Pour moi l’échec est une nécessaire !
    PS : Désolé pour ce long pavé ! J’espère que ça te dérangeras pas 😉

    1. Absolument pas ! Au contraire, merci pour ton partage ! Et bravo pour ce beau chemin, ta persévérance et ta capacité de résilience Oui la suite est encore meilleur quand on sait par ou on est passé Tu as de quoi être fière ! Bonne continuation a toi 🙂

  5. Coucou, et bien oui pour moi on est obligé de passer par l’echec pour que la réussite soit plus belle. Bien sûr ça fait souvent mal mais ça permet de mieux savourer la victoire 🙂

  6. Il me semble que tu as repris la formation pour devenir Gestalt thérapeute.
    Tu as repris dans la même école ? ou tu as changé ?
    Je viens de reprendre ma thérapie (avec une autre Gestalt thérapeute car la mienne avait déménagé …), ce n’est pas simple et j’ai toujours l’envie de devenir Gestalt thérapeute mais ça me semble encore loin … loin d’être possible …

    En tout cas, bravo pour tout le chemin que tu as parcouru.

    1. Oui je suis restée dans la même école à Rennes Merci pour tes encouragements Je t’en envoie tout autant Et si le projet te tient à coeur, tu y arriveras, tu verras 😉 Prends soin de toi et au plaisir de te lire

  7. Hello,
    Je découvre ton blog et cet article que je trouve super 🙂
    Comme tu dis l’échec est une sorte de tremplin, je rajouterai qu’il nous rend plus fort et permet de nous construire, d’affronter les choses différemment et d’être mieux armés pour les prochaines fois !
    Passe une belle journée

    1. Merci Magali ! <3 Oui tout a fait ! Contrairement à ce que l'on peut penser, un échec peut complètement nous renforcer et nous consolider et non pas nous fragiliser Belle soirée à toi

  8. J’ai l’impression que l’échec peut-être soit une indication comme quoi nous sommes sur une voie qui n’est pas bonne pour nous, soit un test pour vérifier notre motivation. Je suis en ce moment même à un évènement de danse où j’ai participé à une compétition. Je n’ai pas été en finale. Si je suis honnête avec moi même, je me rends bien compte que les autres participants ont un meilleur niveau que moi et que je n’ai pas ce feu sacré, cette motivation qui permet de déplacer les montagnes. Dois-je tout arrêter ? Non. Je n’en ai pas envie bien que l’idée me traverse de temps en temps la tête. Ai-je envie de changer mon rapport à la danse. OUI. Et si je commence à imaginer mon futur idéal – je me rends à présent compte que je ne l’ai encore jamais fait – qu’est-ce que cela donne ? J’ai envie de devenir professeur. Pour apprendre ce qui aujourd’hui me manque pour devenir un excellent danseur (de la technique, du rendu visuel, etc.). Et pour aider d’autres personnes à en faire autant. Je trouve que beaucoup de gens se trouvent « nuls » en danse. Et cela les rend tristes. Alors que la danse devrait être un plaisir. J’ai connu ça par le passé, je connais ça encore aujourd’hui et j’ai envie demain que cela change. Voilà où réside mon feu sacré. Ne pas devenir un bon danseur pour être un bon danseur. Ce n’est pas une fin en soi. Mais devenir un bon danseur pour aider les autres à en faire autant et, surtout, à trouver du bonheur dans le chemin pour y parvenir. Merci Emeline pour ton article qui m’a inspiré cette réflexion.

    1. Oui vraiment Il est également bien plus encore pour moi ! En tout cas il éclaire sur soi Merci Jeff pour ton partage Et surtout, ne t’arrêtes jamais de danser ! 😉

  9. Hello,

    Si tu as fait un tour sur mon blog, tu sais que ma phrase « mantra » est une citation de Nelson Mandela.
    Une autre citation tombe à pic pour ton article « Je ne perd jamais. Soit je gagne, soit j’apprends ».

    Passe une belle semaine !

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