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Être bienveillant envers soi

Être bienveillant envers soi - Apprendre à faire de soi son meilleur ami

Être bienveillant envers soi… Vaste programme ! C’est ce que j’apprends à faire en ce moment. Avec le premier accord Toltèque en tête « Que ta parole soit impeccable », je tente de faire taire mon saboteur interne. Toutes ces petites voix qui savent me rappeler combien je n’ai pas le niveau, et que je cours à la faillite. Ces jugements négatifs et terribles, que je n’adresserais même pas à mon pire ennemi. Mais à moi, rien de plus facile. Quand le doute est là, les attentes fortes, très facilement, je me détruis. Consciente que cela ne fait que me nuire, j’apprends à y mettre un peu de douceur. Plus de compréhension et de compassion. Et d’amour, même, aussi. Si je ne suis pas ma « bonne mère », qui peut bien l’être ? À moi d’apprendre à davantage me respecter. Voici mes clés pour y arriver.

Être bienveillant envers soi en révisant ses attentes

Plus facile d’être bienveillant envers soi quand tout va bien ! Mais la période est inconfortable. En plein lancement de mon activité d’accompagnement en transition professionnelle, je me dois de trouver et garder l’énergie de vendre mes services. Garder confiance en moi, et croire en mon projet. Et rien n’est évident… Je voudrais faire toujours plus, toujours mieux. Mon regard sur moi est critique, dur et exigeant… Alors pas facile lorsque je n’arrive pas à suivre, de garder cette indulgence… Je crois qu’une grande partie du problème vient de là… Mes attentes… Le niveau où je fixe la barre. Bien sûr, en me comparant… Tout ce qu’il ne faut pas faire, n’est-ce pas ? Et avec cette idée saugrenue, que je ne peux pas faillir… Impensable. Sans forcément le poser par écrit avec des mots, mais dans ma tête, j’élabore des to-do listes.

Être bienveillant envers soi - Revoir ses attentes et son niveau d'exigence

J’imagine, tout ce que je suis sensée faire. Je liste tout ce que je suis censée avoir réalisé. Et je me déçois. C’est vrai quoi, je n’avance pas ! J’ai pourtant mille et une chose à faire, mais je trouve le moyen de me distraire ! Et le pire, c’est que je ne culpabilise même pas ! De prendre le temps d’être avec mon fils, de partir quelques jours avec mes amies… De m’allonger au soleil pour me reposer… Ou encore de passer du temps ici, sur le blog à écrire… Mais mon projet pro, là-dedans ?! Je ne suis pas au niveau ! Oui parce que le travail, c’est sérieux. Je devrais y être à 1000% ! Enfin, ça, ce sont mes anciennes croyances…

Être plus objective

Être bienveillant envers soi - Se parler comme à une meilleure amie

Ce qui m’aide à dépasser ces moments où je me juge : la prise de recul. J’essaye toujours de m’imaginer parler à une très bonne amie. Si elle se trouvait dans ma situation. Si je l’entendais être si dure avec elle-même, qu’est-ce que je lui dirais ? Sûrement, qu’il est normal qu’elle doute. Que la période qu’elle vit est nouvelle pour elle en tout point de vue. Que vivre une transition professionnelle entraîne un certain nombre de questions. Et qu’il est normal de ne pas toujours de sentir sur de soi. Je lui dirais que chaque personne avance sur son propre chemin. À sa vitesse, à sa façon. Et que la perfection n’existe pas. Je lui rappellerai d’où elle vient. Des nombreuses peurs qu’elle a déjà surmonté. De ces obstacles franchis, malgré une sécurité intérieure, parfois fragile.

J’évoquerais probablement qu’elle est en train de réaliser ce dont certains rêvent. Les mêmes qui n’oseront jamais essayer. Je lui rappellerai qu’elle n’en n’est qu’au début. Dans une période d’apprentissage, dont elle sortira plus forte. Que le lancement d’une activité, n’a jamais été facile pour personne. Vive le syndrome de l’imposteur ! Qu’elle est tout simplement un être humain. C’est elle le moteur de son projet. Elle doit donc en prendre soin. 

Être bienveillant envers soi en s’écoutant

Pour être toujours un peu plus bienveillant envers soi, je crois qu’il faut savoir s’écouter. Son corps, ses émotions, ses besoins. C’est ce que j’apprends à faire. La grossesse me fatigue. La naissance de ce petit être me prend de l’énergie. Alors je m’autorise des siestes. Mes objectifs sont revus à la baisse. Et j’essaye de ne pas culpabiliser. De me dire qu’un pas, c’est certes, moins que deux, mais toujours mieux que rien. Je tente aussi de lâcher cette sacré sainte perfection ! Ah quel poison ! J’apprends même à rire de moi ! Vive l’auto-dérision. Je pense à la distribution de mes flyers auprès des commerçants de ma commune… Il m’a fallu quelques jours pour me lancer. Deux semaines, si je ne me trompe pas. Pour moi, une énorme perte de temps… Une éternité !

Être bienveillant envers soi - Apprendre à s'aimer et se respecter

Mais c’est le temps qu’il me fallait pour prendre sur moi, et me dépasser. Pour accueillir ma peur, la partager et ainsi mieux la dépasser. Être bienveillant envers soi, c’est aussi accepter ses failles, ses limites. Et ce n’est, pour moi, vraiment pas facile ! Je vois comme j’ai pu bégayer ou chercher mes mots à présenter mon activité. Mais je n’ai pas lâché. Après tout ce qui compte, c’est que le message soit passé, non ? Et puis la prochaine fois, je ferai mieux, à force d’entraînements. Je suis tout simplement débutante dans ce que j’entreprends. Chaque personne a ses propres démons. Les miens, c’est en ce moment que je m’y confronte.

Pour mieux donner aux autres

En cette période de lancement, j’ai besoin de ressentir du plaisir. De prendre soin de moi et de ne pas me faire constamment violence. Comment veux-tu que j’avance si je me tape constamment dessus ? Je préfère agir imparfaitement, en prenant en compte mes besoins et mes failles, plutôt que de m’oublier et de me tuer à la tâche. Certes, je n’avance pas vite, mais je suis déjà là ou encore hier, je ne me voyais pas ! Et puis il y a toi, cher lecteur, qui m’encourage ! Indirectement, tu es toujours avec moi. J’aime penser que ce que je vis peut potentiellement t’aider. Parce que je sais que de ce que je traverse, je vais en tirer des enseignements que j’ai envie de te partager.

Être bienveillant envers soi, permet de l’être avec l’autre. Si je suis bien avec moi-même, alors je saurai être davantage à l’écoute et ouverte. Il n’y a décidément que du bon à s’aimer. Et si, toi aussi, tu t’y mettais ?

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7 réflexions au sujet de « Être bienveillant envers soi »

  1. Tout à fait Emeline
    Tout commence par soi. Et puis aller trop vite n’est pas non plus gage de réussite. Chaque chose en son temps. Je suis certaine que doucement tout va se mettre en place.
    Belle fin de journée. Marie

  2. Je sais que c’est dûr. Moi-même il y a des moments où je n’y suis pas. Je suis à côté de mes pompes, c’est l’enfer. Mais il faut tenir, raviser à la baisse les objectifs un peu grandiloquents qu’on peut avoir. Se satisfaire de remplir quelques tâches toujours, ne pas se fixer trop d’objectifs et se féliciter chaque fois, des quelques pas en avant.

    1. Oui tellement ! Merci Ornella pour ton partage Je sens que ça va mieux car j’ai pris le temps de me ressourcer mais je ne vais pas non plus redémarrer comme une machine ! Bises

  3. Je ne sais toujours pas d’où nous vient cette facilité à nous dénigrer nous-mêmes quand, dans une même situation, on encourage les autres. Peut-être parce qu’on est dans le vent, et qu’on ne voit pas notre situation de l’extérieur, qu’on est pressé, comme tu dis, par des attentes qu’on veut atteindre à tout prix. On est sur la route, pas un spectateur au bord, alors on ne se rend pas compte… Je n’ai toujours pas réussi, à me pardonner de ne pas faire ce que je décide que je vais faire, de rester parfois trop longtemps dans l’immobilisme, à me pardonner de ne pas être comme je voudrais être… c’est un peu ma part d’ombre quand on y pense… d’ailleurs c’est assez drôle parce que hier un tirage de carte oracle me disait plus ou moins d’accepter l’ombre sans se laisser envahir…

    1. Merci pour ton partage. Oui, il semble que cette capacité à s’auto-critiquer soit assez répandue. Je te souhaite d’accueillir cette part d’ombre dont tu parles et de regarder la lumière 😉 Bon chemin à toi

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