Feelings

J’ai osé… ne pas choisir

Comme si je devais choisir. Etre femme, être mère, me former en Gestalt thérapie, écrire un livre ou construire mon projet professionnel. C’est inscrit en moi. Je ne peux pas tout avoir. Si je veux être bonne dans un domaine, je dois me focaliser sur un seul aspect. Une petite voix me le répète : ce n’est pas ça la vraie vie. Réussir sur tous les fronts relève du rêve. M’imaginer tant de bonheur me remplie de joie. Mais en ai-je vraiment le droit ? De plus en plus j’ai envie d’y croire… Je ne veux pas combler mon vide que par un seul aspect. J’aspire à une vie idéale, comblée.

Depuis quelques semaines déjà, je suis comme bloquée. Les idées fusent mais mon corps ne bouge pas. J’ai vraiment du mal à sauter le pas. Je voudrais faire avancer mon projet professionnel. Développer mon blog. Participer à un stage Gestalt. Et bien-sûr garder ma vie de famille actuelle. J’aspire à plus mais sans rien perdre. J’ai le sentiment d’avoir trouvé quelques clefs pour avancer. Le moral est plutôt bon mais rien n’y fait. Je m’imagine en train de postuler, d’adhérer à l’association Cadr’action pour développer mon réseau et être accompagnée, d’interviewer Laure Lapègue, intervenante au salon de la reconversion professionnelle pour les femmes qui m’a beaucoup touchée … Mais rien ne se passe. A la place, je rumine, je stagne.

J’ai peur. De donner trop de place a l’un ou à l’autre. De m’oublier moi au profit de ma carrière. Que mon ambition me fasse mettre de côté mon bien-être. Je me connais. Si je m’engage, je suis a deux cent pour cent dans ce que je fais. De maman omniprésente, j’ai peur de passer a working girl totalement absente. J’appréhende de passer à côté de ce qui me tient à coeur, de ce qui fait mon bonheur. C’est l’une de mes croyances, perfectionniste que je suis, pour réussir il faut choisir. J’ai toujours fonctionné ainsi. Pas de demi mesure. Je n’ai jamais travaillé en étant vigilante à équilibrer vie personnelle et vie professionnelle. Je n’ai même pas cherché. Pour moi c’était incompatible. Réussir, c’est forcément, sur l’un des aspects, échouer ou le payer.

Et puis m’imaginer réussir sur tous les plans me donne le vertige. Oui bizarrement tant de bonheur me fait peur. Moi qui sait que tout peut cesser du jour au lendemain, je suis terrifiée à l’idée de souffrir. Oui être totalement heureuse c’est accepter que ça puisse s’arrêter. Rester dans quelque chose de triste, je connais. C’est ma zone de confort. Ca a toujours fait partie de ma vie. Mais être totalement épanouie ? Non je n’y ai jamais cru. Jamais je ne me suis visualisée totalement heureuse et accomplie. Comme si c’était du domaine de l’impossible.

Et si je commençais à oser l’imaginer ? A me dire que c’est à ma portée ? Et si je commençais a croire que je ne suis pas obligée de choisir ?  Que je ne suis pas toujours obligée de penser au pire ? Ma dernière expérience professionnelle me l’a démontrée : cliver mes envies, mes priorités ne me réussit pas. Etre totalement absorbée par des responsabilités professionnelles m’a fait m’oublier. J’ai mis un an pour me retrouver. J’ai envie d’essayer et surtout y croire. Moi aussi j’y ai droit.

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2 thoughts on “J’ai osé… ne pas choisir

  1. En effet, dans notre pays, on nous apprend à toujours choisir, sélectionner. Les gens s’indignent qu’une présentatrice télé puisse faire du cinéma après. Alors que d’autres pays, la diversification de nos activités sont saluées. Alors écoute-toi, choisis que lorsque tu en ressens le besoin impérieux.

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