J’ai osé… les câlins

Ce mot est évocateur n’est ce pas ? N’allez pas trop loin ! J’ai seulement l’envie de vous partager le bonheur que c’est, d’être serré dans des bras ou d’enlacer quelqu’un. Le bonheur du câlin.

Pour être honnête ça aussi c’est assez nouveau pour moi. Les seuls contacts que je connaisse sont ceux du baiser, de la tape sur l’épaule ou de la poignée de main. Ca ne va pas plus loin. Chez moi, on ne se touche pas. L’élan est parfois là, mais la retenue est bien plus forte. Dans la famille, la gêne l’emporte. Je ne sais pas faire et mon entourage non plus. Et comme il faut être deux, c’est vite compliqué. Et puis on s’y habitue.

Mais voilà j’ai rencontré des amies. Elles pleurent, elles rient, s’embrassent, se consolent. Moi je regarde. Le malaise est là. Je me laisse tenter mais ne vais pas au bout de mes idées. Question de retenue. Et puis si c’était mal venu ? Le film est lancé dans ma tête : je m’imagine que cela peut être mal perçu, mal reçu. Si l’autre se met à pleurer ? Comment gérer ? Je ne sais pas faire. Je me sens maladroite. Je n’en mesure pas les bienfaits. A quel moment et pourquoi ? Le câlin pour moi, ça ne s’improvise pas.

Puis je découvre la Gestalt en groupe et apprends le contact. Je suis mal à l’aise. Mon corps se raidit. Je transpire. Je n’écoute pas mon corps, ni mon ressenti. Je suis dans mes inquiétudes et mes croyances. Mon cerveau est en boucle : que pense l’autre ? Qu’attend-il de moi ? Je ne sais pas.

J’avoue qu’il me faut du temps. Du temps pour lâcher prise. Pour laisser de côté mes pensées et  mes idées. Laisser place à mon intuition, mes envies. J’essaie. Je teste. L’autre me rassure. Oui je sais faire des câlins et même que ça fait du bien ! Je sais réconforter et me réchauffer. Je peux donner et recevoir. J’aime le contact main dans la main, peau contre peau. C’est si bon et si chaud. Je sens comme je respire mieux par le simple contact d’une main dans mon dos. Je redécouvre le plaisir de passer la main dans les cheveux, la caresse, la tendresse. Si je me sens émue et que mes larmes sont bloquées, un câlin et tout s’évacue. Je peux donner plus de profondeur à mon ressenti, par un câlin tout est dit.

Aujourd’hui on me décrit comme une personne douce. Moi? Je n’aurais pas pu penser ça ! Comme quoi ! J’aime cette idée de savoir donner par le toucher, de la douceur et de la chaleur. Encore parfois  je me retiens. Je n’ose pas. Je contiens. Je sais aujourd’hui que je me prive d’un petit instant de bonheur. Et oui les câlins, parfois me font encore peur. Pourtant de la tendresse, j’en ai a revendre et je ne m’en cache pas. Mon ami vous le dira ! Avis aux amateurs, j’offre des câlins à tout heure !

 

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