Feelings

Remplacer les « je dois » par « j’ai envie »

S'écouter et arrêter de s'obliger - Remplacer les "je dois" par "j'ai envie"

Remplacer les « je dois » par « j’ai envie »… Un travail laborieux de tous les instants ! En tout cas, mon combat du moment. Comme tu le sais, je suis en plein dans le lancement de mon activité en freelance. Mais aussi enceinte de notre deuxième enfant. Alors pas toujours facile de faire tout ce que je voudrais, à la vitesse souhaitée. Mon corps me demande de ralentir. Et comme j’ai pu te le confier, c’est à ce nouveau rythme que je me sens épanouie. Je prends donc le parti d’accepter ce qui est. Mais cela ne signifie pas que je dors toute la journée sur mon canapé ! Loin de là. J’en profite pour faire tout ce qui me trotte dans la tête, et qui ne nécessite pas de me faire violence. J’apprends à faire les choses avec plaisir tout en me faisant confiance.

Se connecter à ses envies

Remplacer les « je dois » par « j’ai envie », c’est d’abord se connecter à ses envies. Le premier pas est là. Rien de plus facile ! … Enfin pas pour moi… Le cerveau gauche prend trop souvent le pouvoir. Il me faut rationaliser, réfléchir et toujours plus décortiquer. Comprendre avant d’agir. Donner du sens et une raison à chaque chose que j’entreprends. Comme si le fait que cela me fasse du bien n’était nullement suffisant. C’est toute l’histoire de ma vie ! Faire passer l’intérêt des autres avant le mien. Et surtout répondre à des soi-disantes règles et normes qui n’existent que dans ma tête. Avec une représentation du travail très particulière ! J’ai une vraie difficulté à laisser parler mes émotions, mon ressenti. Bien plus facile d’être une machine ! En tout cas, c’est ce qui m’est le plus facile.

Écouter ses envies - Remplacer les "je dois" par "j'ai envie"

Et c’est comme ça que j’ai toujours fonctionné. Savoir ce qui me fait plaisir et le laisser exister n’a rien de simple pour moi. Auparavant, cela n’avait aucun intérêt. C’était l’objectif et le résultat qui comptaient. Clairement, je sais réellement qui je suis seulement depuis très peu de temps. Il s’agit de déprogrammer toutes mes habitudes. De changer ma façon d’être et de penser… Tu vois le chantier ! De m’appuyer sur ma conviction profonde : je suis persuadée aujourd’hui que lorsque l’on est aligné ; Que nos actes répondent à un besoin ; Que notre corps, nos émotions, notre comportement et nos pensées sont en cohérence, alors la réussite et le bonheur sont au rendez-vous. Qu’il s’agit même de la clé. Mais malgré cette croyance certaine, difficile de me l’appliquer…

Remplacer les « je dois » par « j’ai envie »

Prendre soin de soi et se centrer pour remplacer les "je dois" par "j'ai envie"

Après avoir décelé mon envie, mes souhaits, ce qui me fait vibrer, j’apprends ensuite à leur donner plus de crédit. Et ce n’est pas naturel ! Pour cela, j’essaye constamment de m’interroger. J’arrête ce que je suis en train de faire. Je lève la tête de l’écran et je me demande : est-ce que tu as soif ? Envie de prendre l’air ? Est ce que tu as envie de poursuivre la tâche à laquelle tu t’es attelé ? Où en es-tu de ton objectif ? Es-tu toujours dans ton planning ? J’apprends tout simplement à faire des pauses pour me recentrer sur mon corps. Je lâche la machine tout en haut, qui n’a aucun mal à fonctionner. Et je reviens un peu plus vers le bas. À l’intérieur de moi. Je me recentre. Et j’écoute, je prends conscience, et autant que possible essaie d’y répondre.

Ralentir est ce qui m’aide le plus. Mais il y a plein de façon pour remettre son attention sur soi ! La méditation, la marche, la solitude, etc. Remplacer les « je dois » par « j’ai envie », me demande une vraie concentration. D’être constamment vigilante à là où j’en suis, moi, là-dedans. Bien trop souvent la peur prend le dessus. Les « il faut », « tu devrais », ont bien plus de poids et semblent si raisonnables… Je les détecte et les écoute. Fais le tri ou les partage. Puis reviens à mon intuition.

Lâcher la pression du temps

Et pour cela, il me faut lâcher cette pression constante du temps ! Mais aussi celle de la réussite ou encore mon perfectionnisme. Mes représentations du monde de l’entreprise. Toujours faire vite et être efficace en toute circonstance. J’arrête ! Pour moi ça n’a plus de sens. Encore ce matin, je me suis fixée dans ma tête de distribuer des flyers pendant une demi-heure. Je décide de ne pas prendre ma montre et de m’appuyer sur mon téléphone. Pourquoi 30 minutes ? Va savoir ! Marcher ce temps tous les matins enceinte avec cette chaleur me semblait raisonnable… Me voilà donc prête à commencer quand je prends conscience que je n’ai plus de batterie… Plus de temps sur lequel me baser… Mais alors je fais comment ? J’ai fait différemment : je me suis arrêtée quand j’en ai eu marre et avais envie de rentrer, tout simplement…

Remplacer les "je dois" par "j'ai envie"

La base, tu me diras ! Et bien, non, pas pour moi… C’est pitoyable, n’est-ce pas ?! Et avec tout cela, je suis persuadée d’avoir distribué mes flyers plus d’une demi-heure… Je suis même revenue à mon véhicule pour reprendre un paquet… Mais je n’ai pas vérifié. Et c’est OK pour moi. Je m’en fous du temps ! Et je suis fière de moi. Je viens d’accumuler une nouvelle preuve, que rien ne vaut plus que de s’écouter. En le vivant, en l’expérimentant, petit à petit, j’apprends à remplacer les « je dois » par « j’ai envie ».

Me donner de l’importance

Au final, ce qui me semble être essentiel, c’est de me faire confiance. D’arrêter de constamment penser aux regards des autres. De quitter les pensées imaginaires et de m’appuyer sur ce que réellement, j’entends ou ressens. Sur ce qui vit en moi. Sur le soutien que l’on me donne. Car il y en a ! En première ligne, mon conjoint, mais aussi mon fils, ma famille, mes amies. J’apprends à lâcher cette idée que je vais les décevoir. Que si je ne suis pas à la hauteur – de quoi d’ailleurs ?-, qu’ils cesseront de m’aimer ou de me soutenir. J’essaye de me dire que la meilleure façon de leur rendre tout ce que je reçois, est encore d’être heureuse et en paix avec moi. De remplacer les « je dois » par « j’ai envie ». Et de le leur faire savoir.

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12 réflexions au sujet de « Remplacer les « je dois » par « j’ai envie » »

  1. J’ai eu très longtemps des soucis avec mes « il faut ». Toutes mes phrases commençaient par il faut… Je vais vachement depuis que je les commence par j’ai envie.

    1. 🙂 Ce thème est tellement présent pour moi en ce moment que j’ai éprouvé le besoin d’écrire dessus. J’ai réalisé après coup que tu avais écrit sur ce thème également J’espère que c OK pour toi ? De mon côté je suis contente que l’on partage cela, parmi tous nos points communs 🙂 Prends soin de toi Bises

  2. Je me retrouve tellement dans ton article ! Malheureusement la société ne nous pousse pas dans ce sens, bien au contraire… on doit tout réapprendre alors que c’est pourtant la base pour se sentir bien.

    1. Oui je suis d’accord avec toi. La société nous pousse a tout accélérer et à rentrer trop souvent dans des case… Créer mon propre business est une façon pour moi d’y accéder Merci pour ton partage Bon weekend à toi !

  3. Hello 🙂 Je me retrouve dans ton article. Mes phrases commencent toujours par, il faut que, je dois …etc. Au final, je ne m’épanouis pas, je ne suis pas motivée, j’ai l’impression que ce que je fais ne me plaît pas. C’est dur d’apprendre à se faire plaisir, quand on fait toujours passer les autres en priorité. Je vais tenter une approche différente, grâce à ton article. Merci 🙂

  4. Partager une expérience concrète dans laquelle tu as expérimenté la transformation d’un « je dois distribuer mes flyers en 30 min » en « je les distribue tant que j’en ai envie » est riche de sens et criante de vérité… ça me parle vraiment vraiment beaucoup… En effet je me rends compte comment la contrainte du temps que je m’impose sans même m’en rendre compte et d’autres probablement, m’empêchent de profiter à 100% parfois de ce que je suis en train de faire. Ton article, Emeline, me donne vraiment ENVIE d’observer ces contraintes inconscientes qui me limitent plus qu’elles ne m’aident en réalité!! Merci!

    1. 🙂 Oui c’est un travail de chaque instant, mais toujours payant à l’instant ou on en prend conscience Merci ma douce pour ton partage et tes mots Plein de bisous

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