Feelings

J’ai osé… regarder ma part d’ombre

Je suis attirée, comme aspirée, par un côté sombre. C’est ce que j’appelle ma part d’ombre. Alors que tout pourrait être lumineux, pour ne pas dire heureux, elle s’accroche a moi. Ou moi à elle, je ne sais pas. C’est comme si je voulais qu’elle disparaisse, et en même temps qu’elle reste. Avec elle, je me sens entière. Si seulement je savais m’en défaire…

Je n’ai que peu de souvenirs d’enfance. Les premiers événements marquants qui me reviennent remontent à mon adolescence. Déjà, elle était là. Je me souviens de mes soirées à boire et a pleurer. Ma part d’ombre m’a, depuis, toujours accompagnée. Jour après jour, pas après pas, elle est restée près de moi. Bien-sûr elle s’est atténuée. J’y ai beaucoup travaillé. Mais sans elle, je ne serais pas la personne que je suis devenue aujourd’hui. Elle m’a fait commencée la psychothérapie. C’est ma part d’ombre, qui fait que je me forme a la Gestalt et que je suis en pleine reconversion. Elle m’a fait prendre mes plus grandes décisions. M’a fait m’ouvrir a mes amies, a ma famille. Elle a toujours fait partie de ma vie. A la fois elle me fait souffrir, mais c’est aussi elle qui me fait grandir. Elle a guidé bon nombre de mes choix. Elle fait totalement partie de moi.

Entre ombre et lumière

J’ai compris que ma part d’ombre, c’est ma maman.  Le drame de sa perte. Une blessure à jamais ouverte. Le souvenir de son absence. Un amour qui me manque. Je ne veux pas oublier.  Aller mieux, briller, ce serait a nouveau la voir disparaitre. Dans ma tête tout est mélangé. Depuis qu’elle est décédée, le sujet est tabou. On ne parle pas d’elle. Aucune photo, aucun souvenir echangé. C’est comme si elle n’avait jamais existé. Pas de commémoration, ou d’hommage en son nom. J’ai cette impression, qu’il n’y a que moi et ma part d’ombre qui la mettons en lumière. A travers mon travail sur moi, je la fais réapparaitre. Alors si je vais bien, comment existera-t-elle ? Qui parlera d’elle ?

Je sais qu’elle peut faire partie de ma vie, sans que cela soit difficile. Je souhaite voir ma part d’ombre s’apaiser sans rien oublier. Je dois apprendre a les distinguer. Ma maman et elle. Je souhaite trouver le moyen d’être en lien avec elle, d’une toute autre façon, plus heureuse, voire joyeuse. J’ai ma petite idée… et si tout comme elle, je commençais à chanter… ?

  •  
  •  
  •  
  •  
  • 1
  •  
  •  
  •  
  •  

8 thoughts on “J’ai osé… regarder ma part d’ombre

  1. C’est le 3 e billet que je lis sur le sujet et je suis de plus en plus convaincue qu’il est nécessaire, voire vital, d’accepter cette part d’ombre… J’aime et je partage de suite sur ma page FB…
    Belle soirée

    1. Oui je me suis rendue compte que le thème était d’actualité… c’est le soleil qui arrive qui l’éclaire 😉 Merci beaucoup pour le message et le partage 🙂

  2. Ta maman voudrait sans doute te voir épanouie et embrasser tes rêves. Elle ne peut qu’être derrière toi, bienveillante à se réjouir de ton évolution, ou t’épauler par sa présence dans tes moments de communion avec l’ombre. Quoi qu’il arrive, elle ne disparaîtra pas puisqu’elle s’est transmise en toi, tu es son fruit. Libère-toi de la peur que personne ne se souvienne. 🙂

    1. Merci Ornella 🙂 Je ne sais pas ce qu’elle penserait de tout ça… mais oui tu as raison c’est une partie de moi et je compte bien la remercier pour ça

  3. Par l’écriture de ton article, tu mets ta maman en lumière. Un bel hommage ! C’est très touchant. Gros bisous

    1. Merci 🙂 oui j’aimerai tellement la valoriser plus que ce que je ne le fais jusqu’a aujourd’hui …

  4. En lisant ton article, j’ai l’impression que ce n’est pas vraiment ta part d’ombre (ta tristesse ?) qui t’a permis de réaliser tout ce que tu as entrepris, c’est surtout ce que tu en as fait. Beaucoup n’auraient pas entamé une psychothérapie par exemple. C’est toi qui en a fait le choix, pas ta part d’ombre. Elle fait partie de toi, c’est pour ça que tu te sens entière, mais elle n’est pas toi. Tu n’as pas à l’abandonner, tu risquerais de te priver d’une partie de toi. Le mieux que tu puisses faire est de continuer à la mettre en lumière, comme tu le fais.
    Un jour, au fil de mes lectures, je suis tombée sur une métaphore de l’océan qui m’a fait un bien fou. je vais tenter de te la retranscrire, pas simple. En espérant qu’elle puisse aussi t’apaiser.
    En fait, c’est imaginer que la VIE (ou l’univers) est l’océan, et que nos vies, chaque individu, est une vague de cet océan. Lorsque qu’une vague « meurt », elle ne meurt pas vraiment en fait puisqu’elle retourne à l’océan, (et l’océan ne meurt jamais). Pour nous c’est pareil…nous sommes les vagues de l’océan de la vie.
    C’est un peu bizarre au premier abord, mais l’idée que l’on ne meurt jamais vraiment m’aide à accepter la mort de mes proches. Ils me manquent bien sûr, mais je sais qu’ils sont là….
    Je ne te connais pas et me permets de t’ecrire sur un sujet aussi sensible, j’espère ne pas avoir été trop maladroite.
    Juste envie de te dire de laisser la lumière éclairer ta part d’ombre, comme tu as commencé à le faire.
    Une belle journée 🙂

    1. Aucune maladresse dans ton message Bien au contraire ! Merci. Je partage ta vision Mais avec ma maman s’est toujours plus difficile… je suis en train d’apprendre Et oui j’espère briller un jour encore davantage 🙂 Belle journée a toi aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *