Feelings

J’ai osé… vous parler de déclic

L’idée m’est soufflée par Virginie Loÿ du blog unechoseparjour.com. Elle organise un évènement inter-blogueurs autour du thème: le déclic qui a changé ma vie. Il s’agit d’inviter les bloggers qui le souhaitent à partager leur expérience sur le sujet. Un carnaval d’articles qui permet de concentrer sur un site toutes les histoires de vie. J’avoue que je n’y avais jamais vraiment réfléchi… Mais déjà ce mot, « déclic », qu’est ce qu’il veut dire ? Comment j’en suis arrivée à sauter le pas ? A être sure de faire le bon choix ?

Le déclic pour moi est lié à une décision. Dans mon cas, il n’a pas pris la forme d’une révélation. Il n’y a pas eu un jour ou je me suis réveillée en me disant : c’est aujourd’hui que je change de vie. Non. Il ne s’agit pas d’un moment précis mais de circonstances. D’une suite d’évènements, qui, cumulés, m’ont fait me dire que je devais agir.

Le déclic, est poussé par une question de survie. Je prends conscience que continuer comme ça, c’est mourir. Je suis lasse de souffrir. Je réalise que si je ne change rien, je ne m’en sors pas. J’oublie le comment. Je sais juste le pourquoi. Il ne s’agit plus de tergiverser ou de réfléchir. C’est comprendre qu’il n’y a pas d’autres alternatives.

Le déclic, c’est choisir de vivre. Je n’accepte pas de laisser les choses en l’état. J’ai envie de mieux. Je vais me battre pour ça. Je vois les autres être heureux. Alors pourquoi pas moi ?

Le déclic, c’est s’autoriser à rêver. J’ouvre le champ des possibles. Et si j’exerçais un métier qui me plait ? Je me détache du matériel. Si je pense argent, je n’écoute plus ce que je ressens. Je me reconnecte à mon âme d’enfant. Je lâche prise.

Le déclic, c’est prendre ses responsabilités. J’ai un rôle à jouer. Je ne suis pas qu’une victime. J’intègre que la vie, ce n’est pas que subir. Pour ça, la Gestalt a été décisive. Grâce à ma thérapie, j’ai compris la différence entre vivre et exister. J’ai le pouvoir d’agir. Il s’agit de prendre des risques. Je me dis que je peux échouer, mais aussi réussir.

Le déclic c’est laisser place à l’audace et au courage. C’est assumer. C’est se dire que ça ne peut pas être pire. J’accepte de perdre ce que j’ai. Je ne vivrai pas avec des regrets. J’apprends la résilience. J’utilise mes peurs, ma colère et mon mal de vivre et les transforme en énergie.

Le déclic a besoin d’être partagé. C’est en parlant de mes envies que je prends conscience, petit a petit, qu’elles sont réalistes. Mon entourage ne me juge pas et comprend mon choix. Ma nouvelle vie devient accessible. Je ne suis pas freinée dans mon idée, je suis même encouragée. Le déclic, je ne l’ai pas seule, mais bien entourée et accompagnée.

Le déclic, c’est s’offrir quelques garanties. Je ne quitte pas tout sans avoir quelques acquis. Je sais qu’en changeant de vie, je vais changer mes priorités. Je vais profiter de mon entourage et de mon fils. Je vais prendre soin de moi, de ma santé. J’ai aussi quelqu’un sur qui m’appuyer.

Le déclic est là seulement si l’on y croit. J’ai beau savoir qu’il s’agit d’un aller sans retour. Il n’y a plus de place au doute. A ce moment là, j’ai confiance en moi. Chaque chose que je fais au quotidien, je l’entrevoie différemment demain. Je suis convaincue que si je suis au bon endroit, en accord avec qui je suis et ce que je fais, les choses deviennent possibles. Le déclic c’est être connecté à soi.

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6 thoughts on “J’ai osé… vous parler de déclic

  1. Magnifique traitement du sujet.
    Une contribution de qualité au carnaval d’articles sur le déclic, pour laquelle je te remercie chaleureusement.
    C’est une approche que décrit aussi Anne-Laure Buffet, dans son livre « Victimes de violences psychologiques » et une bonne manière de décrire que le déclic n’est pas forcément un événement instantané et/ou dramatique.
    Merci!

  2. Superbe !
    Le déclic pour moi, ça a été tout ça aussi, une accumulation, une question de survie, la décision de me construire une vie qui a du sens pour moi.
    Merci pour ces mots 🙂

  3. « Le déclic c’est être connecté à soi. »
    Tellement juste…
    Le déclic chez moi est né à partir d’une question de survie. Je ne pouvais pas continuer avec la vie que j’avais et mettre en danger l’enfant que je portais. Alors j’ai pris la meilleure décision de ma vie…

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