J’ai osé… méditer

Depuis quelques mois déjà, je suis attirée par l’idée de méditer. J’entrevois des articles, des blogs sur le sujet. J’entends parler de méditation de pleine conscience. Pour la gestion de l’angoisse, de toute sa pertinence. J’apprends qu’elle est, maintenant, même dans les écoles, de plus en plus pratiquée. Je découvre qu’il existe des applications sur smartphone à télécharger. J’entends ses bienfaits sur le corps et l’esprit. Mais je ne me suis jamais posée pour tester. Et si j’osais méditer ?

Je n’ai pas envie de suivre une méthode en particulier. Je ne me suis pas vraiment documentée. J’ai envie d’inventer ma propre méditation. Etre dans l’instant, l’ici et maintenant. Pour avoir fait, lors de stages Gestalt, des exercices de respiration, j’ai imaginé que méditer devait se rapprocher de tout cela. Prendre du temps pour soi, s’écouter, se recentrer. Je me suis donc lancée, accompagnée d’un fond musical. Une vidéo de 10 minutes trouvée sur internet. Je monte le son. Assise sur le sol, les jambes croisées. Je pose les mains sur mes genoux, la paume tournée vers le plafond. Un vrai petit bouddha ! Et je me suis concentrée, sur moi.

J’ai pris conscience de ma respiration. Inspirer, expirer. Petit à petit je l’ai amplifiée. Gonfler mon ventre, puis souffler par la bouche. Et ne me focaliser plus que sur ça. La respiration par le ventre n’est pas un exercice simple pour moi. Expirer, ça va. Mais inspirer, je me sens vite limitée, je ne sais pas pourquoi. Comme si je devais forcer pour voir mon ventre se gonfler.

Je laisse mes pensées arriver. « Mais c’est le chat que j’entends gratter à la porte? ». « Et si le livreur passe pour livrer un colis? ». Sans parler du « J’ai bien l’air fine à méditer ». J’essaye de ne pas trop m’attarder. Et me focalise sur l’air qui entre et qui ressort. Je prends conscience de chaque partie de mon corps. Comme une radiographie de tout mon être. Je commence par le bout de mon pied et finis par la tête. Je redresse mon dos et ouvre mes poumons. Je laisse venir mes émotions. J’ai envie de pleurer et ne retiens pas mes larmes. Décidément, j’en ai de la tristesse a évacuer !

Quoiqu’il en soit c’est libérateur. Et aussi un peu long. 10 minutes ça parait court au départ mais assez vite je m’impatiente. Je me dis « mais ça suffit, là ? non ? ». A point nommé la femme qui parle dans la vidéo me rappelle de persévérer, de continuer. OK, je la suis. Et puis c’est fini.

Ce n’est pas miraculeux. Après la séance, je ne sens pas grand chose de changé. Mais je ressens de la fierté : oui moi je sais ce que c’est de méditer. J’ai osé. Je sais prendre du temps pour moi et accueillir mes pensées. J’ai appris à m’écouter. Je connais les bienfaits de se plonger dans une bulle, de se couper de l’agitation, juste le temps d’un instant. Ce pouvoir de suspendre le temps. Pour ne plus me juger ou angoisser. Je sais que pour en avoir tous les effets, il me faut continuer. Alors chaque matin, ce sera mon rituel: pour bien démarrer la journée, je vais méditer.

Et si toi aussi, tu essayais ?

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