J’ai osé… me projeter dans un nouveau métier

Je n’ai jamais vraiment su quel métier je voulais exercer. Je n’ai pas eu de vocation ou de révélation. J’ai toujours avancé par défaut. J’ai longtemps associer le mot travail à obligation, en lui enlevant toute notion de plaisir ou de souhait. Je devais travailler. Peu importe le métier. J’ai ainsi occupé différentes fonctions, sans jamais vraiment m’y retrouvée. Sauf une fois, en tant que CIP. Et si j’osais enfin me projeter dans un métier qui me plait ?

Je souhaite associer travail et plaisir. Plein de personnes y arrivent. J’ai envie de m’autoriser à vivre ça. C’est aussi une question de choix. Et pourquoi ce ne serait pas possible pour moi ? Je ne cherche pas le métier que je voudrais exercer toute ma vie. Je cherche une activité professionnelle à temps partiel, pour poursuivre ma formation Gestalt et voir grandir mon fils. J’ai envie de retrouver du lien social et gagner un salaire. Me lancer dans la vie et montrer ce que je peux faire.

J’ai envie d’être en accord avec ce que je fais et pourquoi je le fais. J’ai des valeurs : respect, égalité, bienveillance. Je veux les retrouver dans ma future activité. Je veux que mon futur métier me ressemble. Je souhaite prendre du plaisir à l’exercer.

J’ai cru et espéré pendant longtemps au cours de cette année passée, que j’aurai une révélation. Un métier qui me serait apparue, une vocation. Je pensais que par mes rencontres, les choses allaient venir à moi. Qu’on me ferait découvrir de nouvelles voies. Mais j’ai arrêté de m’attacher à cette idée. Je crois avant tout que, si je veux trouver un métier qui me plait, je dois essayer.

J’ai donc trier mes idées. Je me suis d’abord rattachée à l’idée de ne pas retourner dans le monde de l’entreprise. La compétition, la pression, non merci. J’ai besoin d’aider, de me sentir utile. Et pourquoi pas aide à domicile ?

J’ai osé vouloir aider

Le monde de l’association me parait plus rassurant. J’aime l’autonomie que peut avoir une auxiliaire de vie. Lorsqu’elle ou il travaille, personne n’est sur son dos. La seule personne a le ou la juger est la personne âgée ou handicapée.

Et puis j’aime le contact avec les personnes âgées. Elles ont une histoire à raconter. J’ai envie de leurs donner une attention, une considération, qu’on oublie bien trop souvent de leurs donner. On les range dans des cases et on décide tout à leur place. J’ai envie de les écouter et de les laisser s’exprimer. J’ai envie de changer le monde à mon échelle. Imaginer faire ma petite révolution me donne des ailes !

J’ai le sentiment que je serai capable de leurs apporter un peu de chaleur, d’énergie de vie par ma compagnie. Je n’ai pas peur des tâches ménagères ou du toucher lors d’éventuelles toilettes. Je souhaite partager ma bienveillance et mon respect. Répondre à leurs besoins tout en comblant les miens. Rien que d’y penser, ça me fait rêver !

T’imagines si ça pouvait m’arriver à moi ? Etre heureuse d’aller travailler ? Ne plus être malade à l’idée d’embaucher ? J’ai vraiment envie d’y croire. Plus que me projeter dans ce nouveau métier, j’ai bien l’intention de postuler…

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2 Comments

  1. Manuel
    mars 10, 2017
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    Tous tes textes sont beaux Emeline mais celui-ci est poétique, osons le dire

    • Emeline
      mars 10, 2017
      Reply

      🙂 Merci Pour ce message et pour l’attention 🙂 Vraiment ça compte 🙂

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