Reconversion

J’ai osé… me confier sur ma difficulté à me lancer

Passer de l’abstrait au concret. Agir. Cesser de réfléchir et se lancer… Mais comment font tous ces gens pour y arriver ? Il me faut tellement de temps, d’énergie et de réflexions avant d’entreprendre le moindre projet ! Chez moi, tout est calculé. Rien d’impulsif. Plus facile de faire travailler ma tête. J’imagine, je créé, je cherche. Mais lorsqu’il s’agit de mobiliser mon corps… C’est un vrai combat, une montagne d’efforts. Je ne passe à la réalisation qu’après avoir épuisé tous les sujets de réflexion. Après m’être rassurée, mobilisée et l’avoir décidé. Mais d’où me vient cette difficulté à me lancer ?

 

Déjà, c’est un mécanisme bien rodé. Un processus qui s’est mis en place et répété avec l’âge. Avec le flot des responsabilités, j’ai perdu ma spontanéité. Chacune de mes actions est précédée d’une longue réflexion. Peser le pour et le contre. C’est ma façon de garder le contrôle. Je crois limiter les risques. Pour ça, je suis une spécialiste. Toujours cette nécessité d’être en sécurité. Je ne veux pas échouer. J’ai cette image de première de la classe à conserver.

 

J’ai ce besoin viscéral, avant d’entreprendre la moindre activité, de m’assurer que c’est bien la priorité. Que je n’ai pas quelque chose de plus important à faire. Que je n’oublie rien et n’aurai aucun regret. J’ai constamment peur de passer à côté. Je veux optimiser. Ce temps qui passe et ma vie qui défile. J’ai cette voix qui me le répète : méfies toi, tout s’arrête.

 

Je passe un temps fou à imaginer la méthode, les étapes, les conditions. J’essaye d’anticiper tout ce qui pourrait arriver de pire ou de bon. Je me bats contre mes croyances limitantes. Je lutte pour garder confiance. J’ai ce besoin de planification. J’organise. J’écarte tous les stimuli susceptibles de m’écarter de ma cible. Je combats toutes ces peurs qui me tiraillent. Peur de me tromper, de décevoir. Peur de me ridiculiser, de mes choix. Attendre le dernier moment. Ou espérer que quelqu’un le fera pour moi.

 

Vous imaginez l’énergie déployée et le temps gaspillé ? Sans penser que ce qui se passe n’est jamais vraiment ce que j’ai imaginé… Et quand dans ma tête, je me dis enfin, c’est bon j’y vais, je suis rattrapée par l’idée qu’avant je devrais peut être vérifier… J’ai beau avoir conscience que je ne joue pas ma vie. Plus facile pour moi de me lancer quand je n’ai plus le choix et que j’y suis obligée.

 

A trop vouloir que tout soit parfait, je vois le train défiler devant mes yeux. Tout ce qui me terrifie se réalise : je n’ai pas bougé, je reste immobile. Il n’y a que mes réflexions qui ont avancé. J’aimerais ne pas attendre la colère. Celle qui m’agite et qui m’énerve. C’est souvent elle qui me pousse à faire le premier pas. J’aimerais vraiment faire différemment cette fois…

 

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8 thoughts on “J’ai osé… me confier sur ma difficulté à me lancer

    1. 🙂 Oui j’essaie de me dire que je ne suis pas la seule a avoir tant de mal à décoller… Je laisse le temps faire son oeuvre 🙂 Merci pour ton passage par ici

  1. tout se temps permet de retarder la mise en action, et donc… la prise de risque. tant qu’on agit pas, pas de conséquences. mais après tout, tu as quand même quitté un emploi, stable, ça ,c’est une sacrée action, non ? Et puis tu as raison, on a beau essayer de tout prévoir, lorsqu’on se lance, l’imprévu déboule ! et heureusement, car si tout était prévisible, la vie serai bien triste, non ?

  2. Ton article me parle beaucoup par certains apsects, surtout cette peur du temps qui passe et que l’on ne rattrape pas. Il file et on a si peur de le gâcher, de se retrouver à la fin du parcours en regrettant si et ça, beaucoup trop. Du coup l’angoisse surgit au moment des choix, je n’ose pas faire par peur de me tromper et de regretter mais j’ai également cette peur de regretter de ne pas avoir fait. C’est le serpent qui se mort la queue. Cet immobilisme est assez terrifiant et me rend si fiévreuse parfois.

    Je crois que la clé c’est vraiment de se détendre, de se dire que le temps, vraiment, n’est qu’une construction sociale (un petit dictateur mis sur patte) et surtout de dédramatiser les choix. Pas évident, mais un cheminement de chaque instant qui est possible et auquel je crois en tout cas 🙂 Et je crois qu’il faut toujours écouter son intuition et faire ce qu’elle nous invite à faire, au-delà de la peur 🙂

    Merci pour cet article sincère 🙂

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