Feelings

J’ai osé… être accompagnée

Ne plus se sentir seule. S’appuyer sur quelqu’un d’autre. Reconnaitre que je ne peux pas. Ne plus compter que sur moi. En ce moment, ce besoin est viscéral. Etre accompagnée. Dans plein d’aspects de ma vie, je demande à être aidée. Comme si je réparais ce besoin de soutien que j’ai si peu senti. Que ce soit pour écrire un livre, me lancer dans un nouveau projet professionnel, travailler sur mes phobies. Ou tout simplement vivre ma vie. J’ai choisi d’avoir une personne à mes côtés. Je ne veux plus être isolée. J’ai trop besoin d’être accompagnée.

Ça fait partie de mon éducation. Se débrouiller seule. Etre autonome. Ne rien attendre de l’autre. Cette vision des choses, m’a permise de développer de vraies capacités d’adaptation. Grâce à elle, je ne cesse d’avancer contre vents et marées. Je retombe toujours sur mes pieds. Je ne dépends de personne. Je continue de vivre, qu’il y ait, ou non, une personne à mes côtés. Mais quelle solitude aussi… Comment partager sa joie ou sa peine si on est seul à les ressentir ? Et en cas de fragilité, qui nous empêche de tomber ?

Pendant très longtemps, les médicaments ont été cette béquille. Ils répondaient à mon besoin. Ils étaient un appui. Puis j’ai choisi de les supprimer. Depuis j’apprends, doucement, à avancer, en gardant l’équilibre. Comme un bébé qui fait ses premiers pas. Je suis en train de rétrograder. De réapprendre à marcher. Je prends les mains que l’on me tend. J’apprends à faire confiance. J’ai ce besoin constant d’encouragements. Pour atténuer mes doutes et me sentir sur la bonne route. J’ai tellement besoin d’être rassurée, réconfortée. M’assurer que je fais les bons choix pour moi. Je me suis si souvent trompée.

Alors je m’appuie sur mon conjoint. Et si financièrement je ne peux plus assumer, je veux croire qu’il sera là pour m’aider. Je débute un bilan de compétences avec un coach. J’ai l’espoir qu’il puisse m’aider à rassembler toutes mes expériences et mes idées. Valoriser mon parcours et m’encourager à croire en mes capacités. Je poursuis ma Gestalt-thérapie avec ma psy. Elle m’aide à exprimer mes envies et à mieux comprendre qui je suis. Je vais reprendre la thérapie de groupe. Elle me permet d’expérimenter mes phobies en lieu sûre avant de le faire dans la vraie vie.

Oui, j’ai besoin d’être accompagnée. Donner plus de place à l’autre dans ma vie. Je sais qu’il peut disparaitre. Mais je suis prête à essayer. Je veux aimer au risque de souffrir. Je veux encrer cette idée, en le vivant, que compter sur l’autre, sans être triste ou déçu, est possible. Je trouve tellement chouette de jouer, de perdre ou de gagner, en équipe. Et peut-être qu’après, oui, une fois nourrie de toutes ces expériences, je pourrais me projeter et me lancer dans la vie. En répondant à mon besoin d’être accompagnée, je me renforce et grandie.

 

🙂      Cet article a fait parti de la sélection Inspilia le jour de sa parution         🙂

🙂          Il a également été mis en Une sur la plateforme Hellocoton               🙂

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14 thoughts on “J’ai osé… être accompagnée

  1. C’est parfois difficile pour un être indépendant d’accepter de devoir se reposer sur quelqu’un d’autre, mais c’est pourtant indispensable, quitte à devoir un jour en payer les pots cassés =)
    Très bel article, comme toujours ^^

  2. J’ai encore beaucoup de mal à le faire.
    Faire seule, dans mon coin c’est ma façon d’être, de vivre. Alors demander de l’aide, m’associer, parler de mes envies et projets, c’est très compliqué.
    Pas impossible, il suffit juste pour ça d’oser sortir de sa zone de confort. A suivre…

  3. Très beau témoignage !
    Merci. Je dois dire que de mon côté, je n’ose pas suffisamment par manque de confiance en moi d’abord et ensuite par peur d’aimer au point d’en souffrir…
    Du coup, je passe à côté de belles histoires (je parle surtout côté ♥)…
    Un jour peut-être que je trouvais celui sur qui m’appuyer… ☺

  4. On dit que qui ne tente rien n’a rien !
    Tu dis apprendre à marcher. Pour ma part, j’ai appris à parler (comme je l’ai écris sur le blog) et ça fait un bien fou.
    Comme toi, j’ai fais le choix d’une thérapie et ça aide beaucoup.

    1. 🙂 Vraiment ? Eh bien c’est chouette 🙂 Oui mon élan de vie me pousse a avancer. Il est bien présent et je l’en remercie 🙂 Merci beaucoup pour ce gentil encouragement

      1. A la lecture de ton article je me dis que tu t’es déjà lancer dans la vie. Je ne sais pas combien de temps tu as mis pour arriver là ou tu es aujourd’hui. Mais quel sacré parcours! tu peux être fière de toi : arrêter les médocs, prendre la décision de faire une thérapie, avoir pleins de projets géniaux. Sois fière de toi.

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