Feelings

J’ai osé… avancer puis reculer

J’avance d’un pas puis recule de deux. Quand le doute s’invite et l’audace me manque. Quand la peur s’immisce et le rêve s’absente. Oui c’est ma façon de fonctionner, avancer puis reculer.

 

J’ai pris conscience de ce mécanisme au cours de mon dernier weekend de formation. En évoquant mon envie de revenir sur mes propos, mes décisions. Oui j’ai tout quitté pour me former mais non je n’ai pas réfléchi à comment gagner ma vie. Alors dois je vraiment continuer ? Oui j’ai envie de crever des abcès, mais non je ne souhaite pas parler, expliquer, au risque de regretter.  Et si je me taisais ?

 

Avancer puis reculer. J’avance vers la vie puis je me rétracte. L’envie de disparaitre, de ne pas laisser parler mon être. Avancer c’est s’engager. Reculer c’est ne plus exister. Vais je oser me lancer ? Je le souhaite. Mais aujourd’hui je ne sais pas comment enrayer ce mécanisme. Il me pompe de l’énergie et fait travailler mon esprit. Je souhaite plus de simplicité et de fluidité. Pourquoi toujours tout remettre en question ? Pourquoi ne pas aller au bout de mes décisions ? Toujours passer par ces états d’angoisse et de stress. Comme si avancer pouvait tout bousculer, faire tout exploser. Comme si m’affirmer, aller au bout de mes idées, était dangereux. Pour moi, pour eux.

 

Pourtant l’idée d’aller au bout de cette formation me fait rêver. L’idée de déballer mon sac me promet bien plus de légèreté et de sincérité. L’envie est là. Le rêve je l’imagine mais il me semble inaccessible. L’idée d’être déçue, de décevoir. La peur d’y arriver, d’oser. Imaginer tout ça se réaliser c’est aussi accepter de pouvoir tout perdre. Et voilà on y est. Mes vieux démons sont là.

 

Je vous rassure, je ne désespère pas. Car malgré tout ça j’avance. Certes à petits pas, mais j’avance. Je suis consciente du chemin déjà parcouru et de celui que je suis en train d’emprunter. A l’instant présent, je ne sais plus comment avancer professionnellement parlant mais d’un point de vue personnel, familial et amical, je ne me suis jamais sentie aussi bien à ma place.

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4 réflexions au sujet de « J’ai osé… avancer puis reculer »

  1. L’important n’est-il pas là ? Etre bien personnellement ? Etre à sa place… entourée de gens qui t’aime pour ce que tu es vraiment ? Pas facile d’être fidèle à sa personne dans un contexte pro, avec des gens que nous n’avons pas choisi mais fnt-ils parti de la vraie vie ?

    1. oui c’est certain être bien dans sa vie perso prime pour moi avant la vie pro mais c’est un complément Un petit truc en plus qui prend tout de même de la place pour moi Une histoire d’apprentissage, de partage, de vie sociale, d’indépendance J’aimerai beaucoup avoir les 2, et j’y crois 🙂

  2. Je ne fais pas de gestalt, et ne suis pas en train de me reconvertir non plus.
    Mais tes articles font très fort écho en moi, car j’ai le sentiment d’avoir un cheminement similaire (je suis une thérapie individuelle, et je fais également de la thérapie de groupe depuis quelques années) (dans le cadre d’une école, dans des séminaires ouverts)
    J’avais envie de commenter cet article, car ça m’a fait penser à une remarque qui m’avait marquée lors d’une séance de groupe justement. Que pour sortir de quelque chose, il faut y rentrer.
    Du coup, je me demande toujours (surtout quand je me décourage), dans quelle mesure est-ce régresser?…
    🙂

    1. 🙂 merci beaucoup pour ton mot En effet il n’y a pas de sujet Pour moi je ne régresse pas, je recule juste quelque peu pour mieux avancer C’est comme reculer pour prendre son élan Je ne le vois donc pas comme une régression après coup mais sur le moment je ne comprends pas Merci encore pour ce partage Je suis touchée de savoir que mes articles peuvent faire écho 🙂

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